Notre "belle vue" nous inspire la méditation... Voici un petit temps spirituel...
7 févr. 2010
Pour méditer, en chemin...
Nos pas ont emprunté beaucoup de routes cette semaine... et nous vous proposons, pour poursuivre le chemin, cette méditation de Monseigneur de Bérranger sur l'envoi en mission des douze (commentaire de Marc 6, 7-13) ... dans la droite ligne de la dynamique du provisoire...
" Le fils de l'homme transmet progressivement son autorité aux douze, qu'il a choisis, appelés, institués (1, 16-20 ; 2, 13-14 ; 3, 13-19). Non seulement il les instruit à part (4, 10), mais il les forme à la ressemblance de son ministère de guérison, de prière et de prédication. Il les exerce à l'apostolat en les envoyant deux à deux sur un itinéraire de mission avec des consignes strictes.
Autorité de la fonction, pauvreté de son exercice pratique. On ne voit pas, dans l'équipement des envoyés, sur quoi s'appuyer. D'où leur vient donc cette autorité ? demandera-t-on. Qu'ils ne fassent montre d'aucune sécurité trop humaine, qu'ils ne s'embarrassent ni de provisions ni d'argent. Seulement le bâton du marcheur et de quoi se vêtir pour la journée ! Un François, à Assise, cherchera à imiter cet exemple à la lettre avec ses frères chaussés de sandales... d'où l'on voit que, semon le mot de l'autre François (de Sales), "la vie des saints est à l'évangile ce qu'est une partition chantée par rapport à une partition notée."
Comme Israël, sorti d'Egypte "à la hâte" (Ex 12, 39), comme Jésus lui-même pressé par la foule, ses envoyés auront à vivre la "dynamique du provisoire". Ils se confierons à l'hôte d'un jour pour refaire leurs forces, nettoyer leur tunique, prêts à se ceindre à nouveau pour la marche du lendemain. Pauvreté et disponibilité radicale qui leur apprendront à "se confier en Dieu seul", comme Antoine Chevrier le voudra pour les membres du Prado.
L'hospitalité dont doivent faire preuve ceux que les douze viennent visiter ne se traduit pas uniquement par l'accueil qu'ils leur réserveront, mais par l'écoute de la nouvelle joyeuse portée par ces hérauts d'un évangile de conversion en actes : démons jetés dehors, onction d'huile sur de nombreux infirmes qui rentrent guéris ! Mais Jésus, le premier, fait preuve d'autorité dans le "précepte" qu'il donne aux apôtres à l'encontre des lieux qui seraient sourds à l'évangile et donc inhospitaliers. En secouant la poudre de dessous leurs pieds, les envoyés donneront le témoignage que ces endroits demeurent une "terre de païens".
31 janv. 2010
Pas de vie humaine sans foi...
Nous vous partageons cet extrait d'un ouvrage de Christoph Theobald qui éclaire notre expérience de foi.
Qu'est ce que nous apprend le "passeur" de Galilée ?
D'abord et avant tout ceci : Jésus nous apprend qu'il n'y a pas de vie humaine sans "foi". Comprenons bien ce mot si galvaudé de "foi" et ne pensons pas trop vite au "Credo" de Nicée-Constantinople ni même à des enseignements proprement chrétiens. Pensons à l'acte élémentaire de confiance que nous posons tous les jours pour pouvoir vivre : la vie mérite-t-elle d'être vécue ? Tient-elle sa promesse ? Rien ne le garantit d'avance : pour vivre, il n'y a pas d'autre chemin que de faire "crédit" !
Il n'y a pas de vie humaine sans foi
On entend ce langage élémentaire de la foi traverser tous les domaines de notre existence : "croyance" et "créance" sont étymologiquement voisines ; "faire crédit", "éprouver la fiabilité", "se fier à quelqu'un", tout cela est nécessaire dans le monde financier et économique comme dans nos relations les plus intimes, et pas uniquement dans la sphère religieuse. L'ensemble de nos échanges, voire toute notre vie en société, est fondé sur une confiance inaugurale ou intiale.
Et c'est ce qui caractérise l'homme ; les anthropologues nous l'apprennent : à la différence de l'animal, l'être humain est radicalement inachevé quand il naît et il le reste tout au long de son existence. Cet inachèvement constitutif fait appel à sa capacité à faire confiance en la vie, à y croire. Mais il doit passer chaque fois un "seuil" quand il laisse la peur devant l'inconnu céder la place au simple courage d'être et de vivre ; toutes les cultures le savent en accompagnant ces passages décisifs par leurs rites d'initiation.
Ces seuils, personne ne peut les franchir seul. Pour chacun de nous, ces "nouvelles naissances" supposent déjà des relations, parentales ou autres, qui nous précèdent : nous sommes réellement engendrés à faire confiance, sans toutefois que la responsabilité de notre décision de croire ou de ne pas croire en la vie puisse nous être enlevée. Qui ne se souvient pas d'avoir entendu une parole décisive d'un autre ou d'avoir vu dans son regard bienveillant la possibilité de faire soi-même le pas qui coûte ! A certaines étapes de notre existence, il nous paraît suffisant de vivre sur la vitesse acquise ; mais à des moments de passage ou de crise, l'acte de foi inaugural en la vie doit être réactivé. Dans ces situations, nous avons vraiment besoin de personnes capables de susciter la foi ou de la ressusciter. Nous avons besoin de "passeurs".
C'est alors que nous découvrons que le "passeur" de Galilée s'intéresse d'abord et avant tout à cette "foi" comme unique source de vie : "C'est ta foi qui t'a sauvé", dit-il à tant d'hommes et de femmes rencontrés en situation de nécessité : celui qui depuis douze ans souffre d'hémorragies, les porteurs du paralytique, le centurion attaché à son esclave malade et sur le point de mourir,etc. Jésus nous apprend ainsi qu'il n'y a pas de vie humaine sans "foi".
Christoph Theobald, Transmettre un Evangile de liberté, Bayard, 2007
Une semaine de rencontres !
Cette semaine, nous avions programmé 3 journées de mission. Entre relecture entre nous et rencontres très riches...
- Mercredi, après un regard sur l'agenda, nous avons terminé le quadrillage du plan de Lyon qui se trouve dans notre salle de communauté. Les grosses aiguilles représentent les paroisses et les petites les communautés religieuses, cela pour tous les quartiers où nous poursuivons notre prospective. Comme vous le voyez sur la photo, cela a réjoui notre Soeur Claude !
- Nous avons ensuite rencontré le Père Patrick Rollin, responsable de la pastorale des jeunes sur le diocèse de Lyon. Nous avons échangé sur les grandes options du diocèse dans ce domaine, le rapprochement entre pastorale des jeunes et paroisses, ce qui n'empêche pas des animations spécifiques mais prend en compte l'engagement dans la communauté chrétienne. Dans plusieurs quartiers existent déjà de petits foyers d'étudiants, à taille humaine, ce qui permet un accompagnement personnalisé.
- Samedi après-midi, une autre rencontre autour du même thème avec le Père Thierry Jacoud, un des curés de Villeurbanne, chargé lui aussi d'accompagner la pastorale des jeunes sur Villeurbanne (170 000 habitants, 35 000 étudiants sur le campus de La Doua). 7 foyers de jeunes sont accompagnés conjointement par les laïcs et les prêtres. Beaucoup de projets sont encore envisagés ! L'échange fut passionnant. Pour avoir une idée plus précise sur ce projet de pastorale des jeunes à Villeurbanne, vous pouvez aller voir la présentation :
http://www.jeunes-lyon.cef.fr/IMG/pdf/Presentation_Alive_sept_09.pdf
ou surfer sur le site d'Alive... il est passionnant ! http://www.jeunes-lyon.cef.fr/Alive
- Mercredi soir, nous devions rencontrer un groupe de chrétiens engagés de la ville de Rillieux. Une douzaine de personnes étaient là, autour du Père Turulle, leur curé. Une rencontre très sympathique, et très chaleureuse ! Pour rappel, la population globale de Rillieux est de 30003 habitants, dont 22000 dans la Ville Nouvelle, à peu près 5000 dans le Vieux Rillieux/La Roue, 3500 à Crépieux. Plusieurs des personnes présentes habitaient dans le quartier des Alagniers (1700 logements, 8000 habitants ). La Ville Nouvelle, appelée aussi le "Centre" ou le "Plateau", comporte 72 nationalités et 35 ethnies (surtout Espagne, Portugal, Mahgreb, Antilles, Comores, asiatiques dont la plus grosse communauté mong de France). Il y a 1 centre social dans chacun des 5 quartiers (La Roue, Les Acacias, Les Alagniers, Les Semailles et La Velette, par ordre chronologique de construction). Chaque quartier est un ensemble de 500 à 800 logements. 2 collèges, 3 lycées publics et 1 collège privé dans le vieux village. D'ici 2011, une ligne de trolley reliera directement les Semailles à La Part Dieu en 35 minutes. Notre prochain rendez-vous à Rillieux, c'est le 28 février ! Pourquoi ? Pour l'inauguration de l'ensemble paroissial "Notre Dame de l'Espérance", qui réunira toutes les églises de Rillieux.
- Dimanche à midi, nous recevons Soeur Raymonde, du Monastère de l'Adoration Réparatrice, dans le quartier de Gerland. Occasion d'un nouveau partage, en toute fraternité. Raymonde participe même à nos travaux communautaires en nous aidant à fermer quelques enveloppes ! Elle a tout de même l'honneur de déguster une nouvelle merveille culinaire de Soeur Claude ! Après la tarte aux pralines, voici la tarte chocolat-noix pilées ! Nous vous la conseillons !
Les photos suivantes vous permettront de découvrir les alentours du monastère où vit Soeur Raymonde, la place des Docteurs Merieux et le quartier de Notre Dame des Anges.
Les alentours de l'église Notre Dame des Anges
La nouvelle gare, Jean Macé, à la limite des quartiers de Gerland et de la Guillotière
- Dimanche après-midi, travail de rédaction du Journal de la Mission !
25 janv. 2010
24 janv. 2010
Formation Assomption-France
Cette semaine a eu lieu la dernière des formations d'Assomption-France pour cette année scolaire : elle réunissait des enseignants et des éducateurs des établissements de l'Assomption en France et proposait une présentation du charisme de l'Assomption et du texte de référence.
Cette semaine a eu lieu la dernière des formations d'Assomption-France pour cette année scolaire : elle réunissait des enseignants et des éducateurs des établissements de l'Assomption en France et proposait une présentation du charisme de l'Assomption et du texte de référence.
Soeur Marie-Valérie, après avoir présenté la vie de Marie Eugénie, fondatrice de la congrégation, a présenté une réflexion sur le monde des jeunes aujourd'hui. Avec l'analyse de sondage et son regard alliant éducation et médecine, elle nous a fait découvrir différentes problématiques, en particulier celle du sommeil ou du rapport à l'écran sous toutes ses formes. Savez-vous que beaucoup de jeunes sont touchés par le syndrome du Jet Lag ? C'est-à-dire qu'ils vivent chaque week-end le décalage horaire d'un Paris-New York !
Soeur Véronique a ensuite présenté une lecture du texte de référence autour du thème de "l'éducation transformatrice", un thème important pour l'Assomption.
"Aujourd’hui comme hier, l’Assomption contemple la réalité pour discerner dans la personne humaine et la société les forces de vie qui ouvrent à une plus grande espérance en Dieu, et les forces de mort qui, au contraire, déshumanisent le monde et lui font perdre sa signification."
"L'éducation que Marie Eugénie propose est une éducation transformatrice de toute la personne humaine. Elle favorise l'épanouissement de la liberté qui donne à chaque créature sa forme particulière (...) et lui permet de découvrir sa vocation pour s'engager activement à la transformation de la société. L'éducation est un travail de libération qui transforme la personne et la société. Elle permet à la personne de trouver en elle-même les ressources de sa propre transformation ; elle la rend capable et responsable de son propre développement (empowerment).
(Extrait du texte de référence "L'Education à l'Assomption")
Après une soirée très animée et festive, Anthony Odin nous a introduit aux problématiques relationnelles : l'éducateur est au carrefour de la communication et il est confronté à des situations de communication variées. Savoir les envisager et les relire est primordial.
"Eduquer c'est toujours permettre au bien
qui est en chaque personne
de se frayer un passage à travers le roc qui l'emprisonne
et l'amener à la lumière
où il pourra fleurir et rayonner."
(Texte de référence)
Visite du Père Hugues
Mercredi soir, le Père Hugues, abbé de l'abbaye trappiste de Notre Dame des Neiges (http://www.ndneiges.free.fr ) , est venu dîner chez nous en ami. Un dîner très amical, où les thèmes ecclésiaux et religieux n'étaient pas absents : échanges sur la place de la vie religieuse dans le monde actuel, sur son présent et son avenir... partage sur l'Eglise et la manière dont elle est perçue... Un encouragement pour nous à poursuivre notre recherche et notre route de "mission" !
Soeur Claude, en vraie gône, s'est essayée pour l'occasion à la recette de la tarte à la praline : spécialité lyonnaise ! Une "première" bien réussie !
Dimanche, en soirée, Anne Guibert, collaboratrice des assomptionnistes pour le Pèlerinage National, est venue nous rendre visite : repos bien mérité après le forum de lancement du pèlerinage 2010 dont le thème sera : " Avec Bernadette, fais le signe de la Croix !"
17 janv. 2010
Sur le "lâcher prise" !
Rempli d'exercices amusants mais très réalistes, il aide à se détacher des petits détails qui envahissent bien souvent notre vie quotidienne.
Voici, par exemple, l'exercice que vous trouverez aux pages 29 et 30 :
Lâcher prise du désir d'avoir raison
Combien de fois par jour, répétez-vous ces mots ?... ou l'une des variantes :
- "J'avais bien raison !"
-"C'est toi qui as tort !" (...)
Choisissez une phrase à utiliser au lieu de parler de raison et de tort et essayez-la !
- Merci de me dire comment tu vous les choses
- C'est intéressant !
- Je vois les choses autrement, merci de me donner ta vision.
- Merci d'ouvrir mon horizon.
- Merci de partager ton avis avec moi.
- .......................................................... la phrase que vous trouverez !
Avec un feutre vert ou rose, encadrez avec de petites fleurs la phrase qui vous convient !
Voilà une manière de regarder les choses avec un peu de distance et d'humour !
Vous trouverez le cahier aux éditions Jouvence.
Inscription à :
Messages (Atom)


