8 mars 2010

10 mars : Fête de Sainte Marie Eugénie !



"Je suis de Dieu, à Dieu, pour Dieu. C'est par amour que Dieu m'a créée, qu'il m'a tout donné, que le regard toujours fixé sur moi il m'a préservée, il m'a enseignée, il a attendu de moi que toutes mes actions, toutes mes pensées, toutes mes affections soient dirigées vers lui (...) Pourquoi craindre ? Il faut m'appuyer sur cet amour, y compter pour atteindre ma fin qui est Dieu lui-même. Dans les difficultés, dans les périls, regarder plus haut, ne pas craindre l'isolement. Dieu est toujours là."
Marie Eugénie de Jésus, note n°243/01

Fioretti des dernières semaines...

Assemblée de Province

Du 5 au 7 mars, la province de France des religieuses de l'Assomption était réunie en assemblée. Joie de l'échange fraternel, qui consolide la communion et nous tourne ensemble vers le Christ. Joie de prier ensemble et de célébrer la rencontre de l'Homme et de Dieu : le texte du Buisson Ardent nous a accompagnées durant ces jours. Echanges autour de la confiance, du dialogue...

Vous reconnaissez quelqu'un ?



Rencontre avec le Père Etienne Guibert





Lundi de rentrée ! Nous reprenons nos rencontres fraternelles, pour mieux connaître le diocèse de Lyon. Etienne Guibert, prêtre diocésain, professeur au séminaire, vient dîner chez nous. Un bel échange sur la formation, sur les enjeux de la vie spirituelle, de la formation intérieure dans le monde d'aujourd'hui. Nous réfléchissons ensemble sur l'importance de la solitude et de la formation humaine pour construire notre être de témoin du Christ. Nous nous redisons que notre société a besoin de lieux de gratuité, d'espaces ouverts, où les uns et les autres peuvent venir "se reposer", "se refaire", boire comme à une source... ^

Journal n°9






Le 1er mars, nous rédigeons la deuxième partie de notre journal : discernement, regard sur les lieux que nous explorons, joie de formuler ce qui nous fait vivre en profondeur. Notre première mission, c'est ce que nous vivons...

La lune qui se lève discrètement nous rappelle que nous sommes invitées Regard à distance sur cette ville que nous explorons... Nous nous sentons très proches de ce que disait Marie Eugénie en 1886 : "Vous prendrez mieux la mesure des choses en vous éloignant un peu, comme le font les peintres, pour ne pas grossir les proportions."


Rillieux la Pape et Notre Dame de l'Espérance !

Le 28 février, les différentes paroisses de Rillieux la Pape étaient réunies en une seule : Notre Dame de l'Espérance ! Occasion d'une belle célébration avec Mgr Barbarin et d'une journée de fête paroissiale... Après la présentation des différents secteurs d'activités de la paroisse, variés, accueillants, la célébration a laissé place à la chorale, aux enfants...



Puis, plantation d'un arbre qui est le signe d'espérance à faire grandir dans les années à venir !




Accueil familial !

A la fin du mois de février, Claude et Marie-Isabelle accueillaient le frère de Marie-Isabelle et des amis... nouvelle occasion de partage et de joie...





Sélignac et le désert


A la fin du mois de février, à Sélignac, dans la solitude de nos cellules... nous découvrons ou redécouvrons le texte sur le désert que nous vous partageons au cours de ce carême. Il nous semble d'une étonnante actualité.

6 mars 2010

3ème dimanche de Carême

Comme chaque dimanche, nous vous proposons un extrait des textes du jour et un extrait de méditation sur le désert...

Moïse gardait le troupeau de son beau-père Jéthro, prêtre de Madiane. Il mena le troupeau au-delà du désert et parvint à l'Horeb, la montagne de Dieu. L'Ange du Seigneur lui apparut au milieu d'un feu qui sortait d'un buisson. Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer. Moïse se dit alors : "Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire : pourquoi le buisson ne brûle-t-il pas ?" Le Seigneur vit qu'il avait fait un détour pour venir regarder, et Dieu l'appela du milieu du buisson : "Moïse ! Moïse !

Il dit : "Me voici !"

Dieu dit alors : "N'approche pas d'ici ! Retire tes sandales car le lieu est une terre sainte ! Je suis le Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob." Moïse se voila le visage car il craignait de porter son regard sur Dieu. Le Seigneur dit à Moïse : "J'ai vu, oui, j'ai la misère de mon peuple qui est en Egypte, et j'ai entendu ses cris (...) je connais ses souffrances (...) je suis descendu pour le délivrer et le faire monter de cette terre vers une terre spacieuse et fertile (...) Et maintenant, va, je t'envoie !"


Livre de l'Exode, chapitre 3, versets 1 ss


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" Il faut sans cesse marcher. La solitude n’est pas la Terre Promise, il ne vous est pas loisible de vous y « installer », dans le confort d’habitudes chères, ou dans une égoïste tranquillité. Le Verbe y est votre nourriture. Mais c’est aussi debout, les reins ceints et le bâton à la main qu’il faut manger cette Pâque. Vous êtes un pèlerin sans « chez-soi », sans bagages, sans assurance du lendemain. Le désert, pour l’homme qui s’y aventure, n’est pas une « résidence » mais une « piste » sur laquelle il se hâte pour atteindre, selon une belle image « un paysage d’où on ne revient pas ». Ce paysage c’est Dieu Lui-même vu à découvert et seule la mort nous le montre ainsi. L’amour doit vous aiguillonner et vous rendre comme impossible de trouver un charme quelconque à vous construire un refuge commode. Soyez disponible et malléable. Le Peuple Elu ne savait qu’une chose : il marchait vers la Terre Promise, dans l’ignorance des étapes. Dans cet Exode, le Seigneur avait toutes les initiatives. On s’arrêtait, on se mettait en route, on s’orientait au seul signal de la nuée que l’on suivait aveuglément. Il vous est demandé cet abandon qui repose sur la foi en la Sagesse, la Puissance et l’amour de votre Père des Cieux.

Il sait tout,
Il peut tout,
et il m’aime.

Gravez cela dans votre cœur et sur la paume de vos mains. Moïse chante cette maternelle sollicitude de Dieu à laquelle l’Ermite doit se confier. C’est de vous qu’il s’agit :

« Au pays de la steppe, il l’adopte, dans la solitude éclatante du désert.
Il l’entoure, il l’élève, il le garde comme la prunelle de son œil.
Tel un vautour qui veille sur son nid plane au-dessus de ses petits ;
Il déploie ses ailes et le prend, il le soutient sur son pennage.
Le Seigneur est seul pour le conduire, point de Dieu étranger avec lui. »
Extrait de L'Ermitage, un moine, éditions Ad Solem

27 févr. 2010

Méditation du 2ème dimanche de Carême

"Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il alla sur la montagne pour prier.



Pendant qu'il priait, son visage apparut tout autre, ses vêtements devinrent d'une blancheur éclatante (...)


Une nuée les couvrit de son ombre (...)

Une voix se fit entendre :

"Celui-ci est mon Fils, celui que j'ai choisi, écoutez-le" (...)

Quand la voix eut retenti, on ne vit plus que Jésus seul. "

Evangile selon Saint Luc, chapitre 9



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Deux extraits pour poursuivre la méditation de cette semaine ...


"Toute la spiritualité du Désert est dans ce mot profond de saint Jean de la Croix : "Le Père n'a dit qu'une Parole, à savoir son Fils et dans un silence éternel. Il la dit toujours : l'âme doit l'entendre en silence." Pensez-vous parfois que c'est en vous qu'elle se dit ? (...) Vous devez être insatiable d'écouter ce Verbe et personne d'autre que le Père, ni livres, ni théologiens, ne peut vous la faire entendre : "Nul ne peut venir à moi si le Père qui m'a envoyé ne l'attire." Cette Parole éternelle sera votre nourriture : l'Ecriture, l'Eucharistie, la Contemplation vous la dispenseront. Vous goûterez cette manne de Dieu. L'Esprit Saint guidera votre âme avec elle avec infiniment plus de douceur et de souplesse que la nuée lumineuse (...) Dieu nourra avec vous l'alliance des fiançailles..."




"A l'âme qu'il attire au désert pour ''lui parler au coeur" il serait étonnant que Dieu n'accordât pas quelqu'une de ces visites ineffables qui ont enivré tant de contemplatifs. Il faut s'en remettre à sa libéralité et se juger a priori indigne de toute faveur... On n'entre pas (au désert) pour faire une expérience. Dieu est infiniment au-dessus de ses consolations et c'est pour la charité qu'on le possède : la saveur n'ajoute rien à la réalité (...) Désirez seulement qu'in vous unisse à Lui autant qu'il est possible sur terre. Or, dit saint Jean de la Croix : "L'amour ne consiste pas à de grandes choses, mais à connaître un grand dénuement et une grande souffrance pour l'Aimé." Il importe beaucoup que vous compreniez cela dès le principe pour vous éviter une déconvenur et une grave erreur d'orientation. La leçon du mont Thabor est autre que celle que l'on y voit souvent. L'essentiel pour les Apôtres dans ce mystère de la Transfiguration est moins d'avoir entrevu Jésus dans la gloire que d'avoir reçu cette consigne de la bouche même du Père : "celui-ci est mon Fils bien aimé. Ecoutez-le. Levant les yeux, ils ne virent plus personne que Jésus seul." On ne saurait mieux définir la place de Jésus-Christ dans le vie de l'ermite : ne plus rien voir ni entendre que Lui seul."


Les deux extraits proposés sont tirés de l'ouvrage L'Ermitage, méditation sur le désert écrite par un moine aux éditions Ad Solem.


20 févr. 2010

Avec le Christ, au désert...

"Après son baptême, Jésus, rempli de l'Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; il fut conduit par l'Esprit à travers le désert où, pendant quarante jours, il fut mis à l'épreuve par le démon...

Il est écrit : "Ce n'est pas seulement de pain que l'homme doit vivre."





Il est écrit : "Tu te prosterneras devant le Seigneur ton Dieu, et c'est lui seul que tu adoreras."





Il est dit : "Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu."







... Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentation, le démon s'éloigna de Jésus jusqu'au moment fixé."




(Evangile selon Saint Luc 4, 1...13)



Pour poursuivre la méditation, nous vous proposons de méditer avec un moine qui a écrit sur le thème du désert...
Au désert, comme partout, il n’y a pas deux âmes à suivre exactement la même piste et Dieu ne se répète pas dans ses créations. Bien rarement, (peut-être jamais ?) révèle-t-il ses desseins par avance.

Entrez au désert humble et détaché.
Pour Dieu qui vous y attend, vous n’apportez rien qui vaille, sinon votre entière disponibilité. Plus léger sera votre bagage humain, plus vous serez pauvre de ce que le monde estime, plus vous aurez de chances de succès, car Dieu sera plus libre de vous manier.
Il vous appelle à vivre en tête à tête avec lui seul : à rien d’autre.

L’action directe sur les hommes, fût-ce par la plume, n’entre aucunement dans les perspectives intentionnelles du Désert. Il faut donc consentir à vous perdre entièrement. Si vous désirez secrètement être ou devenir « quelqu’un » vous êtes voués à l’échec. Le désert est impitoyable : il rejette immanquablement tout celui qui s’y recherche.

Entrez-y dans une sainte nudité…

Que cette semaine soit pour tous l'occasion d'oser affronter ce chemin au désert... et de laisser ce qui nous empêche d'y marcher...

Sélignac... entre glace et dégel !

Voici quelques photo prises lors de notre dernier séjour à Sélignac...

La Cour d'Honneur



La nature recouverte de gel




Images de la campagne








L'Abbaye

Merci pour votre visite !