9 oct. 2009

La pensée du jour !


"Au fond des natures les plus mauvaises, il y a toujours quelque chose de bon, croyons-y, cherchons-le avec persévérance, et si nous ne le trouvons pas, attribuons-le à quelque idée de notre propre excellence qui nous aveugle."


Sainte Marie Eugénie, Conseils sur l'Education

8 oct. 2009

La rentrée au Centre Social !

Lundi 5 octobre, c'était un vraie "rentrée" au Centre Social de Gerland pour Claude Eugénie !L'animatrice principale de F.L.E. (Français Langue Etrangère) ne pouvait être là et Claude s'attendait à un premier contact plutôt informel avec quelques futurs candidats au DILF, au DELF ou au DALF.
La réalité fut autre, très unifiée dans l'ardeur de l'attente mais extrêmement diversifiée tant par le niveau que par les pays d'origine. Douze femmes (les hommes viennent plutôt en soirée, bien qu'il n'y ait pas de groupe spécifique) étaient là, originaires de l'Algérie, de l'Arménie, de la Chine, de la Grèce, de l'Inde, du Maroc ou du Mexique. Les unes possèdent bien la langue, certaines écrivent très correctement, la lecture et la compréhension du texte sont simples pour d'autres… mais aucune ne possède vraiment ces trois éléments nécessaires au diplôme.
Les divers tests de compréhension ont donné lieu à une entraide qui s'est immédiatement établie entre elles pour la langue avec traduction ou pour l'écriture quand il s'est agi de remplir des fiches. Avec force mimes, dessins et bruitages, le professeur (Soeur Claude) et les élèves se sont comprises et comme le langage des signes est universel, c'est en levant le pouce qu'elles ont conclu la séance, pour exprimer leur contentement !

Ce point de départ fait augurer de rapides progrès et a créé l'atmosphère nécessaire à une expression libre de chacune. Cela va demander de diversifier, personnaliser, préparer pas mal de "matériel", mais la motivation des stagiaires permet de penser que l'assiduité ne posera pas problème...


Un autre point important est sans doute l'expérience que permet ce cours : entre celles qui sont dans des foyers(type Aralys) et celles qui ont déjà une situation, il n'y aurait pas eu d'occasions de rencontres... entre les différentes religions non plus... Ainsi l'expérience culturelle, la découverte de la différence est-elle aussi importante que l'apprentissage de la langue.

4 oct. 2009

Visite chez les Petites Soeurs de l'Assomption



Ce même mercredi 30 septembre, nous étions invitées chez les Petites Soeurs de l'Assomption, à Vaulx-en-Velin. Elles y sont présentes depuis une trentaine d'années et habitent actuellement dans deux appartements, l'un au 4ème et l'un au 8ème, dans une cité de la ville. Au 4ème, se trouvent la cuisine, la salle à manger et quelques chambres. L'oratoire est au 8ème, avec quelques autres chambres. Les soeurs, Marie-Claude, Françoise, et Agnès travaillent ou sont bénévoles dans des centres sociaux des environs.


Elles accueillent en ce moment Maria José, une soeur espagnole, qui vient apprendre le français pendant quelques mois avant de partir "à l'aventure" en Afrique de l'Ouest pour prospecter en vue d'une fondation ! Nous avons beaucoup échangé au sujet de nos recherches, de nos questions sur les structures de la vie religieuse aujourd'hui. Maria José fait partie d'une commission qui réfléchit aux structures de gouvernement de la congrégation, commission accompagnée par un laïc pour ce qui est de la méthode. Il était très intéressant de l'entendre. Nous avons aussi pu lui dire combien notre expérience à 3, sans la structure habituelle de la communauté, nous renvoyait à une autre forme de responsabilité personnelle. Il est vrai que pour nous, c'est une grande joie de voir que nous sommes responsables ensemble de la communauté et que cela libère nos énergies de le sentir. Cela implique et engendre tout à la fois l'acceptation de ce qu'est l'autre, la libre et simple expression de ce que l'on est avec la capacité de s'oublier soi-même, la confiance mutuelle et l'échange par la parole... Sans nul doute nous grandissons ainsi en liberté.



Dans la communauté des Petites Soeurs vivent aussi deux jeunes vietnamiennes qui ont commencé leur postulat samedi. Nous avons prié le Notre Père dans leur langue et avant le repas, elles ont chanté le Benedicite. Occasion aussi pour nous de prier en union plus grande avec Amélie qui, elle aussi, a commencé son postulat dans la communauté des Religieuses de l'Assomption de Saint-Dizier, et avec Théo, qui poursuit sa route au noviciat ... Sans oublier Eva (Espagne), Isabelle (Angleterre) et Ruffine (Afrique de l'Ouest) qui sont aussi à Pavillons sous Bois avec Théo.



Quelques impressions après cette visite
Vaulx en Velin est en transformation depuis les années 90. Beaucoup de partenaires se donnent la main pour résorber ce qu'on appelle les "handicaps sociaux et urbains". Lors de notre promenade dans les environs de la Cité où vivent les soeurs, nous avons remarqué les signes de cette rénovation : une partie du parc de logements bien revalorisée, en particulier par des espaces verts et des espaces de jeux pour les enfants ; la restructuration du quartier dans son grand ensemble ; la présence d'équipements publics, surtout dans le domaine de l'éducation, avec des crèches et pour bientôt le projet d'une école de la seconde chance. Il y a même une tour d'escalade, un grand mur recouvert de toile rose que l'on aperçoit, paraît-il depuis Fourvière...




Evidemment les immeubles restaurés côtoient parfois des bâtisses plus anciennes et moins soignées... qui disent le travail de réaménagement n'est pas terminé ! Nous avons mesuré combien ces questions d'urbanisme sont intéressantes et combien elles traduisent le dynamisme (ou non) d'une région ou d'une ville.


Pour mieux connaître la région Rhône-Alpes et tous ces aspects de réaménagement, d'action sociale. Voici quelques sites intéressants :

Nous avons été frappées, bien sûr, par la pluralité des nationalités, au travers des personnes croisées dans les rues et par l'ouverture des gens à notre présence. Beaucoup nous saluaient de manière très sympathique, d'autres nous parlaient... Il y a même un enfant qui s'est écrié en nous voyant toutes les trois en habit : "Oh ! Des triplées !"


Evidemment, nous avons vu beaucoup de signes de l'action sociale menée en ces lieux. Nous avons remarqué, entre autre, une association nommée " Le Monde R.E.E.L.", qui est un lieu d'échanges de savoirs... Un bien joli jeu de mots pour indiquer que vivre réellement, c'est partager !


Une décision de notre mission

Lors du dîner, les soeurs nous ont servi des framboises, des fraises, des fruits venus d'un marché de producteurs. Elles nous ont expliqué que pour elle, c'était un choix de faire vivre les producteurs proches et nous ont parlé des nombreuses initiatives urbaines pour soutenir les actions de ce type. Elles vont à un marché tenu par une assciation "Alter-Conso", qui soutient l'agriculture locale respectueuse de l'environnement , encourage une consommation responsable et limite les emballages et les intermédiaires tout en démocratisant l'accès aux produits. Un beau projet que vous pouvez découvrir en cliquant sur : http://www.alter-conso.org/


Par ce biais, nous avons découvert le réseau A.M.A.P. (Association pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne), un réseau national que vous pouvez découvrir à l'adresse suivante : http://www.reseau-amap.org/


C'est tout naturellement (sans jeu de mots !) que lors de notre passage au marché de quartier ce dimanche, près de l'église Sainte Blandine, nous avons décidé d'acheter en priorité aux producteurs. Nous avons retrouvé la joie d'acheter des tomates de toutes formes, des pommes de toutes couleurs, des carottes tarabiscotées... qui semblaient sortir du jardin !


Si vous connaissez des expériences de ce type, n'hésitez pas à nous les partager !

3 oct. 2009

Pars plein d'un immense désir mais libre...


Avant de poursuivre le récit de notre semaine, nous voudrions vous livrer l'une de nos réflexions. En partant pour Lyon, nous avons fait l'expérience de laisser nos habitudes, de lâcher ce à quoi nous tenions, de faire un pas dans l'inconnu vers un lieu où tout était à inventer et à écrire. Pour chacune d'entre nous, c'était un acte de foi. Un acte de foi qui se renouvelle chaque jour. Nous découvrons combien cela nous libère, combien cela ouvre des espaces de créativité et combien nous en recevons une grande joie. Accepter de partir et de laisser, oui, cela transforme les personnes et les mène là où elles n'auraient pas imaginé ! Nous voulons vous partager cet extrait d'un texte d'Yves Raguin qui traduit bien notre expérience :


" Tu pars à la recherche de Dieu. Tu ne sais pas sous quel visage il se montrera à toi. Il n'aura probablement aucun visage, il n'aura pas de nom, tu ne pourras trouver aucune définition qui puisse s'appliquer à lui quand tu le verras... Pars plein d'un immense désir, mais libre de tous ces noms, représentations, définitions, visions... Dieu est Dieu, il est au-delà de tout ce qu'on peut en dire ou en penser, au-delà de tout ce qu'on peut en voir (...)


Si tous les hommes voulaient ainsi se mettre en route vers Dieu, dans l'espoir de voir, d'entendre, de toucher ce que la foi leur fait déjà saisir, la terre ne serait pas pour autant transformée en un immense monastère. L'univers serait encore plus débordant de l'activité humaine. Il y en auraient encore qui iraient se cacher dans la solitude, mais l'humanité entière serait tout occupée de cette terre et de cette humanité devenues l'une et l'autre transparentes de la présence et de l'activité divines. L'humanité serait et plus active et plus contemplative, et Dieu prendrait plaisir à venir le soir après le travail converser avec les hommes. Les journées ne seraient pas comme ces dimanches gris où la messe est morne et le sermon sans sel. "


Yves Raguin, Chemins de la contemplation, p. 26, Desclée de Brouwer


Dites-nous ce que ce texte vous inspire, partagez-nous votre réflexion... Avez-vous, comme nous, fait cette expérience de la liberté que donne la foi ?

Déjeuner avec Sr Raymonde

Le mercredi 30 septembre, nous recevions une invitée nouvelle à notre table : Sr Raymonde, du Monastère de l'Adoration Réparatrice, un ordre fondé en 1848. Le monastère de l'Adoration se trouve en plein coeur du quartier de Gerland, juste de l'autre côté du confluent par rapport à Bellevue.


Nous y allons à la messe assez souvent, en semaine, à 12h15. Les trois soeurs de la communauté de l'Adoration assurent l'adoration toute la journée, aidées par les personnes qui fréquentent leur monastère. A la messe, se côtoient les âges, les couleurs, les sensiblités ecclésiales...
Il se trouve que Sr Raymonde suivait, il y a 18 ans, les cours de l'inter-juniorat avec Véronique. Il s'agissait donc de retrouvailles sympathiques, qui ont permis d'échanger sur la population du quartier de Gerland, sur les questions autour de la vie religieuse dans le monde d'aujourd'hui.






Soeur Raymonde, à son tour, a fait connaissance avec notre blog ! Elle fait donc désormais partie des visiteurs assidus !












29 sept. 2009

Vivre dans la mouvance du Royaume ... rencontre avec nos Amis laïcs...

L'Assomption à Lyon, laïcs et soeurs ensemble ! Le lundi 28 septembre a été une journée marquée par la rencontre et le partage avec nos amis laïcs.









Deux rencontres ont eu lieu, animées par Sr Marie-Geneviève, de la communauté de Saint Gervais, qui nous a permis de faire connaissance :


  • l'après-midi, avec un groupe qui fonctionne déjà depuis 5 ans. Un groupe de personnes proches de la communauté de Saint Gervais... qui s'engagent comme Associés, c'est-à-dire qu'elles partagent pendant une semaine la mission d'accueil de la communauté ;


  • le soir, avec des personnes qui ont fait plusieurs séjours à Saint Gervais... et à qui nous désirions présenter la mission de Lyon.



Il va sans dire qu'un des moments importants de notre rencontre fut la présentation de notre blog ! Certains étaient déjà des visiteurs assidus, d'autres l'ont découvert.


Notre réflexion préparait déjà un congrès international Assomption Ensemble qui aura lieu en Espagne au cours de l'été 2010. A partir d'une lettre de Soeur Clare Teresa (supérieure générale de 1982 à 1994), il s'agissait de réfléchir à la manière dont chacun trouve sa vocation dans l'Eglise.

Voici quelques extraits du texte sur lequel nous avons échangé :

"Chaque chrétien est appelé personnellement - par son nom - et chargé de sanctifier le Nom de Dieu , d'étendre son Règne, de faire sa volonté parmi les nations. Chaque personne a aussi une vocation particulière, irremplaçable donc. Nous l'accomplissons déjà par le fait de notre insertion sociale : par la famille, le monde étudiant, le travail. Ce n'est pas une affaire privée, c'est un domaine de responsabilité sociale. De plus, des dons, des attraits, nous disposent pour certaines tâches et nous amènent à faire des choix. Des événements aussi nous embarquent dans une voie imprévue (...)


Dieu est fidèle à ses promesses et à son Alliance. Tout temps est un temps de salut. Avec Lui, il y a un avenir à créer, un avenir différent. La société se désagrège ? Refaisons le tissu par la fraternité, la solidarité. Soyons des êtres de communion là où nous nous trouvons..."

Alors, nous, Amis de l'Assomption, qu'envisageons-nous de faire, quelle action pourrions nous poser qui contribue à une transformation de la société, dans notre "petite sphère" ?

Si vous avez des réponses à cette question, même très simples... n'hésitez pas ! Laissez-nous un commentaire en réponse à cet article !






Merci pour votre visite !